Comment reconnaître une vraie figurine d’une contrefaçon ? Le guide du collectionneur

Acheter une nouvelle figurine devrait toujours être un plaisir.
Pourtant, avec le développement considérable du marché des figurines manga, anime, jeux vidéo et comics, un problème est devenu de plus en plus présent : les contrefaçons.
S.H.Figuarts, Nendoroid, Figuarts ZERO, Banpresto, figma, statues collector ou encore certaines figurines issues des licences Dragon Ball, One Piece, Naruto, Pokémon et Demon Slayer peuvent faire l’objet de copies plus ou moins convaincantes.
Certaines sont immédiatement reconnaissables. Sculpture approximative, peinture grossière, boîte différente de l’original : le doute n’est pas vraiment permis.
D’autres sont beaucoup plus difficiles à identifier.
Les fabricants de contrefaçons reproduisent parfois les boîtes, les logos et même certaines mentions présentes sur les produits officiels. Good Smile Company avertit d’ailleurs qu’un produit contrefait peut afficher son nom ou celui de partenaires sur son emballage. La présence d’un logo ne constitue donc pas, à elle seule, une garantie absolue d’authenticité.
Pour un collectionneur, savoir reconnaître une figurine officielle devient donc essentiel.
Chez BELGAFIG, nous proposons des figurines officielles provenant de fabricants et distributeurs reconnus. Mais que vous achetiez une figurine neuve dans une boutique spécialisée, une ancienne référence auprès d’un particulier ou une pièce devenue difficile à trouver sur le marché secondaire, connaître les principaux signes d’authenticité permet d’éviter de nombreuses mauvaises surprises.
Dans ce guide complet, nous allons découvrir comment reconnaître une vraie figurine, identifier les principaux signes d’une contrefaçon, vérifier les emballages, comprendre le rôle des logos et stickers officiels et adopter les bons réflexes avant un achat.
Qu’est-ce qu’une figurine contrefaite ?
Une figurine contrefaite, également appelée « bootleg » dans l’univers des collectionneurs, est une reproduction non autorisée d’un produit ou d’un personnage protégé.
Elle peut copier directement une figurine existante ou reprendre une sculpture officielle en modifiant certains détails.
La différence essentielle avec une figurine officielle réside dans la licence.
Lorsqu’un fabricant comme Bandai Spirits ou Good Smile Company commercialise une figurine issue d’une licence connue, il dispose des autorisations nécessaires pour utiliser le personnage et son univers.
Le produit passe également par un processus officiel de conception, validation, fabrication et contrôle qualité.
Une contrefaçon contourne ce système.
Le fabricant du faux produit ne dispose généralement ni de la licence ni de l’autorisation du fabricant dont il reproduit éventuellement la figurine.
Pourquoi existe-t-il autant de fausses figurines ?
La réponse est relativement simple : certaines figurines sont extrêmement populaires.
Lorsqu’une S.H.Figuarts, une Nendoroid ou une statue devient difficile à trouver, son prix peut augmenter sur le marché secondaire.
La demande reste pourtant présente.
Cela crée un marché particulièrement intéressant pour les fabricants de copies.
Les personnages les plus célèbres constituent naturellement des cibles privilégiées.
Dragon Ball, One Piece, Naruto, Pokémon, Demon Slayer ou encore certaines licences de jeux vidéo possèdent des communautés suffisamment importantes pour que des copies trouvent facilement des acheteurs.
Internet facilite également considérablement leur diffusion.
Marketplaces internationales, réseaux sociaux, sites d’annonces et ventes entre particuliers permettent aujourd’hui à un produit de circuler dans le monde entier.
Good Smile Company indique notamment recevoir de nombreux signalements concernant des contrefaçons achetées via des applications de marché secondaire ou auprès de vendeurs autres que ses revendeurs officiels.
Cela ne signifie évidemment pas qu’une figurine vendue par un particulier est nécessairement fausse.
Le marché de l’occasion constitue une partie importante de la collection.
Il faut simplement être davantage attentif.
Le prix : le premier signal d’alerte
Le prix constitue souvent le premier indice.
Imaginez qu’une figurine normalement commercialisée autour de 80 ou 100 euros apparaisse soudainement à 20 euros chez un vendeur inconnu.
Il existe parfois de véritables promotions.
Mais une différence extrêmement importante doit vous pousser à vérifier le produit avant d’acheter.
Tamashii Nations cite d’ailleurs un prix très inférieur au prix habituel parmi les caractéristiques pouvant accompagner les produits frauduleux.
Il faut cependant éviter le raisonnement inverse.
Une figurine chère n’est pas automatiquement authentique.
Un vendeur de contrefaçons peut parfaitement proposer ses produits à un prix proche de celui d’une véritable figurine afin de rendre son offre plus crédible.
Le prix constitue donc un indice, jamais une preuve.
La boîte : l’un des meilleurs endroits pour commencer
Avant même d’observer la figurine, examinez son emballage.
Les fabricants consacrent beaucoup de travail à leurs packagings.
Logos, typographies, illustrations, mentions légales, références et qualité d’impression doivent généralement être cohérents.
Une contrefaçon peut présenter une boîte très proche de l’originale, mais les petits détails permettent parfois de révéler le problème.
Observez notamment :
la netteté des images,
la qualité des couleurs,
les logos,
les mentions de copyright,
le nom exact du personnage,
le nom de la gamme,
le fabricant,
les textes présents au dos,
le code-barres,
et la qualité générale du carton.
Une impression floue ou des couleurs très différentes des photographies officielles doivent attirer votre attention.
Attention aux fautes et aux textes étranges
Les erreurs linguistiques constituent un autre indice intéressant.
Good Smile Company mentionne notamment l’utilisation inhabituelle de certains caractères japonais ou des formulations japonaises incorrectes parmi les caractéristiques observées sur certaines contrefaçons.
Tamashii Nations signale également des polices incohérentes, des formulations inhabituelles, ainsi que des produits dont le nom du personnage ou de l’œuvre est absent ou modifié.
Il peut donc être utile de comparer directement la boîte avec les photographies officielles.
Une lettre différente dans le nom du personnage, un logo légèrement modifié ou une police qui ne correspond pas peuvent sembler insignifiants.
Mais plusieurs anomalies réunies deviennent beaucoup plus préoccupantes.
Les logos du fabricant
Une figurine officielle possède normalement les éléments d’identification correspondant à son fabricant et à sa gamme.
Pour une S.H.Figuarts récente, par exemple, vous pourrez retrouver les éléments associés à Bandai Spirits et Tamashii Nations sur le packaging.
Tamashii Nations identifie justement l’absence de ses logos ou de celui de Bandai Spirits comme l’un des signes caractéristiques de certains produits frauduleux.
Pour une Nendoroid, l’identité de Good Smile Company et les informations liées au produit doivent être cohérentes avec la référence officielle.
Mais attention.
Les contrefacteurs peuvent reproduire des logos.
La simple présence du logo Bandai Spirits ou Good Smile Company n’est donc pas suffisante.
Il faut toujours regarder l’ensemble du produit.
Les mentions de copyright
Les mentions de copyright sont particulièrement intéressantes.
Elles peuvent apparaître sur l’emballage, mais également directement sur certaines parties du produit ou de son socle.
Good Smile Company indique que l’absence de copyright sur le produit constitue l’une des caractéristiques observées sur certaines contrefaçons. Pour certaines Nendoroid contrefaites documentées par l’entreprise, la mention est notamment absente du socle.
C’est donc un élément intéressant à contrôler.
Mais encore une fois, il faut comparer avec le produit officiel concerné.
Les emplacements et marquages ne sont pas identiques sur toutes les figurines.
Le sticker ne suffit pas toujours à déterminer l’authenticité
C’est probablement l’une des erreurs les plus fréquentes chez les nouveaux collectionneurs.
On entend parfois :
« Il n’y a pas de sticker, donc c’est faux. »
Ce raisonnement est trop simpliste.
Good Smile Company explique explicitement que tous ses produits ne possèdent pas nécessairement un sticker de licence. Dans certains cas, la licence est directement imprimée sur l’emballage et certains produits peuvent ne pas disposer d’un label de licence.
Le fabricant précise également que le design d’un sticker peut changer entre une première édition et une réédition.
Il peut aussi varier selon la région dans laquelle le produit est distribué.
Deux boîtes authentiques d’une même figurine peuvent donc présenter certaines différences.
C’est précisément pour cette raison qu’il faut éviter de se baser sur un seul élément.
Le cas particulier du TAMASHII NATIONS QUALITY Seal
Pour les collectionneurs de S.H.Figuarts, Figuarts ZERO et autres produits Tamashii Nations, il existe néanmoins un élément particulièrement intéressant.
Tamashii Nations utilise un dispositif spécifique destiné à lutter contre la contrefaçon : le TAMASHII NATIONS QUALITY Seal.
Depuis 2023, Tamashii Nations indique que ses produits reçoivent ce nouveau sticker doté d’une technologie anti-contrefaçon, avec certaines exceptions. Lorsqu’il est éclairé sous un angle particulier, un autre motif devient visible. Les produits sortis entre 2018 et 2023 utilisaient quant à eux un hologramme antérieur.
C’est une information particulièrement utile pour vérifier une S.H.Figuarts récente.
Mais la date est essentielle.
Une ancienne figurine S.H.Figuarts ne doit pas être déclarée fausse simplement parce qu’elle ne possède pas le sticker utilisé aujourd’hui.
Consulter les informations officielles Tamashii Nations sur les produits contrefaits
Comparez toujours avec les photographies officielles
C’est probablement l’un des réflexes les plus efficaces.
Avant d’acheter une figurine qui vous semble suspecte, recherchez sa page officielle.
Comparez ensuite minutieusement les photographies.
Regardez :
la sculpture du visage,
la forme des yeux,
la coiffure,
les couleurs,
les accessoires,
le socle,
la disposition des éléments dans la boîte,
et le packaging.
Pour une figurine articulée, vérifiez également les articulations.
Certaines copies paraissent convaincantes lorsqu’on les observe rapidement.
Mais placées à côté des photographies officielles, les différences deviennent parfois beaucoup plus évidentes.
La sculpture du visage
Le visage constitue souvent l’un des éléments les plus difficiles à reproduire correctement.
Quelques millimètres peuvent complètement modifier l’expression d’un personnage.
Observez particulièrement les yeux.
Sur une copie de mauvaise qualité, ils peuvent être légèrement décalés ou ne pas être parfaitement alignés.
Les sourcils, la bouche et les contours du visage peuvent également présenter des différences.
Sur certaines figurines, les cheveux constituent un autre excellent indicateur.
Les mèches peuvent être moins précises et les extrémités beaucoup plus arrondies.
Mais la qualité des contrefaçons varie énormément.
Certaines sont grossières.
D’autres sont beaucoup plus convaincantes.
La peinture
Une figurine officielle n’est pas nécessairement parfaite.
Il est important de le préciser.
Même sur un produit authentique, de petites variations de peinture peuvent apparaître lors de la production industrielle.
Une minuscule différence ne transforme donc pas automatiquement une figurine en contrefaçon.
En revanche, l’accumulation de défauts importants peut devenir révélatrice.
Regardez les bordures entre différentes couleurs.
Sur une figurine de qualité, elles sont généralement relativement propres.
Sur certaines copies, la peinture déborde davantage.
Les couleurs peuvent également être trop brillantes, trop ternes ou simplement différentes de celles du produit officiel.
Les yeux et les petits détails du visage méritent une attention particulière.
La qualité du plastique
Le matériau peut également donner des indications.
Une contrefaçon peut utiliser un plastique différent du produit original.
La figurine peut sembler plus légère, plus brillante ou parfois plus souple.
Certaines pièces peuvent présenter une texture inhabituelle.
Sur une figurine articulée, cela peut également affecter le fonctionnement des articulations.
Mais ce critère est évidemment beaucoup plus facile à utiliser lorsque l’on possède déjà une figurine authentique de la même gamme.
Pour un premier achat, il sera plus difficile d’évaluer simplement la qualité du matériau.
Les articulations des fausses figurines
Les figurines articulées représentent un cas particulièrement intéressant.
Une S.H.Figuarts ou une figma possède de nombreuses pièces mécaniques qui doivent fonctionner correctement ensemble.
Sur certaines contrefaçons, les articulations peuvent être :
trop lâches,
trop rigides,
mal alignées,
fragiles,
ou présenter des espaces inhabituels.
Les mains et visages interchangeables peuvent également s’emboîter difficilement.
Une figurine qui ne tient pas correctement debout ou dont les bras retombent constamment peut donc éveiller les soupçons.
Mais là encore, un défaut d’articulation isolé ne prouve pas qu’un produit est faux.
Un produit officiel peut également présenter un défaut de fabrication.
Vérifiez les accessoires
Les accessoires constituent un excellent moyen de comparer une figurine avec sa version officielle.
Une S.H.Figuarts peut inclure plusieurs mains, visages ou effets.
Une Nendoroid peut disposer d’accessoires spécifiques.
Une statue peut inclure différentes pièces interchangeables.
Comparez le contenu avec la fiche officielle.
Tamashii Nations cite justement la présence d’accessoires différents de ceux annoncés pour le produit officiel parmi les caractéristiques pouvant signaler un produit frauduleux.
Un accessoire manquant sur une figurine d’occasion n’indique évidemment pas une contrefaçon.
Le propriétaire précédent a simplement pu le perdre.
Mais une figurine vendue comme neuve avec un contenu très différent de celui du fabricant mérite davantage de vérifications.
Vérifiez la référence et le code-barres
Pour certaines figurines, le code JAN ou le code-barres peut devenir un élément supplémentaire de vérification.
Good Smile Company donne un exemple particulièrement intéressant avec la figma Joker de Max Factory.
Parmi les différences documentées sur certaines contrefaçons, le fabricant mentionne un code JAN différent de celui des versions authentiques. Il précise toutefois que ce code a lui-même changé pour certaines rééditions officielles.
Cela illustre parfaitement la bonne méthode.
Le code-barres est utile.
Mais il faut le comparer avec la bonne édition du produit.
Première édition, réédition et versions destinées à différents marchés peuvent parfois présenter des variations légitimes.
Une figurine sans boîte est-elle forcément fausse ?
Non.
De nombreux collectionneurs vendent leurs figurines sans emballage.
On parle souvent de figurines « loose ».
Cela peut permettre d’acheter une pièce moins chère, notamment lorsqu’on ne souhaite pas conserver les boîtes.
Mais l’absence de packaging retire une partie importante des éléments permettant de vérifier l’origine du produit.
Good Smile Company cite d’ailleurs les produits sans emballage ou vendus en vrac parmi les situations devant inciter à la prudence face aux bootlegs.
Cela ne signifie pas qu’il ne faut jamais acheter une figurine loose.
Il faut simplement effectuer davantage de vérifications.
Demandez des photographies détaillées du visage, du socle, des éventuelles mentions de copyright et des accessoires.
Attention à l’expression « version chinoise »
C’est une formulation que l’on peut parfois rencontrer sur certaines marketplaces.
Une annonce peut présenter un produit comme :
« version chinoise »,
« version alternative »,
« reproduction »,
« compatible »,
« version usine »,
ou utiliser d’autres formulations volontairement ambiguës.
Il faut être très prudent.
Le simple fait qu’une figurine soit fabriquée en Chine ne signifie absolument pas qu’elle est contrefaite.
De nombreux produits officiels sont fabriqués en Chine.
Le problème n’est donc pas le pays de fabrication.
La véritable question est de savoir si le produit a été fabriqué et commercialisé avec l’autorisation du détenteur des droits et du fabricant officiel.
Une prétendue « version usine » d’une S.H.Figuarts vendue sans Bandai Spirits et à une fraction du prix ne devient pas officielle parce qu’elle proviendrait supposément de la même usine.
Marketplace ne signifie pas automatiquement contrefaçon
Il faut également éviter l’excès inverse.
Une marketplace peut accueillir des vendeurs parfaitement sérieux.
Des collectionneurs y vendent également leurs anciennes figurines authentiques.
Le problème vient du fait que le niveau de contrôle et l’identité du vendeur peuvent être très variables.
Il faut donc analyser le vendeur autant que le produit.
Regardez son historique.
Vérifiez les évaluations.
Observez les autres produits proposés.
Un vendeur proposant des dizaines de figurines normalement épuisées à des prix extrêmement faibles doit naturellement susciter davantage de prudence.
Méfiez-vous des photos officielles utilisées par le vendeur
Une photographie parfaite ne prouve rien.
Certains vendeurs utilisent simplement les photographies promotionnelles du fabricant.
Vous pouvez donc commander une figurine en observant une magnifique photo officielle et recevoir un produit complètement différent.
Lorsque vous achetez une figurine rare ou coûteuse auprès d’un particulier, demandez des photographies réelles.
Idéalement, demandez plusieurs angles.
La boîte de face.
Le dos.
Les côtés.
La figurine.
Le socle.
Les stickers éventuels.
Les mentions de copyright.
Pour un produit particulièrement cher, vous pouvez même demander une photographie accompagnée d’un papier indiquant le nom du vendeur et la date.
Cela permet au moins de vérifier qu’il possède réellement la pièce photographiée.
Les fausses S.H.Figuarts
La popularité de S.H.Figuarts rend naturellement cette gamme particulièrement intéressante pour les contrefacteurs.
Dragon Ball constitue notamment un univers extrêmement populaire auprès des collectionneurs de figurines articulées.
Pour une S.H.Figuarts, vérifiez d’abord si la référence existe réellement dans le catalogue officiel.
Comparez ensuite le packaging.
Regardez les logos Bandai Spirits et Tamashii Nations, les mentions de licence et, lorsque l’époque de commercialisation le justifie, le sticker Tamashii Nations correspondant.
Le fabricant recommande lui-même l’achat via ses boutiques officielles ou des revendeurs autorisés et publie une page dédiée aux produits frauduleux.
Découvrir le site officiel Tamashii Nations
Si vous souhaitez mieux comprendre cette gamme avant d’acheter, vous pouvez également consulter notre guide consacré aux S.H.Figuarts sur BELGAFIG.
Les fausses Nendoroid
Les Nendoroid constituent également une cible connue des fabricants de copies.
Good Smile Company possède d’ailleurs une section entière consacrée aux bootlegs et documente certains cas précis de fausses Nendoroid.
Les différences peuvent concerner le packaging, les logos, les mentions de copyright, mais également directement la construction des pièces.
Sur certains exemples documentés officiellement, la structure des pièces du visage ou de la tête diffère de celle de la figurine authentique.
La peinture de certains accessoires peut également être différente.
Le fabricant recommande d’acheter ses produits via sa boutique officielle ou ses Partner Shops.
Consulter le guide officiel Good Smile Company sur les bootlegs
Les fausses figurines Banpresto
Les figurines Banpresto sont extrêmement populaires auprès des collectionneurs de manga.
Dragon Ball, One Piece, Naruto, Demon Slayer, Jujutsu Kaisen et de nombreuses autres licences disposent de très nombreuses références.
Cette popularité signifie également qu’il faut rester vigilant lorsque l’on achète sur le marché secondaire ou auprès d’un vendeur dont on ne connaît pas l’origine des produits.
Commencez par comparer précisément le personnage avec les photographies officielles.
Observez la boîte, les logos, les mentions de licence, la sculpture et surtout le visage.
Sur une figurine statique, l’absence d’articulation signifie que la qualité de la sculpture et de la peinture devient particulièrement importante pour la comparaison.
Pour découvrir plus en détail les différentes collections de la marque, vous pouvez consulter le Guide complet des figurines Banpresto : le guide ultime du collectionneur sur le blog BELGAFIG.
Les fausses statues collector
Le problème devient encore plus important lorsqu’on parle de statues.
Une statue peut coûter plusieurs centaines, voire plusieurs milliers d’euros.
Il existe également une distinction importante entre une statue officiellement licenciée et une production non licenciée.
Certaines statues non officielles peuvent proposer une excellente qualité de fabrication.
Cela ne les transforme pas pour autant en produits officiellement licenciés.
Avant d’investir une somme importante, vérifiez donc :
le fabricant,
la licence,
le nombre d’exemplaires lorsqu’une édition limitée est annoncée,
le certificat éventuel,
les photographies officielles,
les dimensions,
et la réputation du vendeur.
Plus le montant est important, moins il faut se contenter d’une simple photographie sur une annonce.
Contrefaçon et défaut de fabrication ne sont pas la même chose
C’est un point essentiel.
Une figurine officielle peut présenter un défaut.
Petite trace de peinture, articulation légèrement lâche, boîte abîmée pendant le transport ou différence minime entre deux exemplaires : la fabrication industrielle n’est jamais absolument identique.
Il serait donc incorrect de conclure :
« La peinture dépasse légèrement, donc c’est une contrefaçon. »
À l’inverse, une contrefaçon particulièrement réussie peut sembler presque parfaite.
L’identification repose donc sur un ensemble d’indices.
C’est également la raison pour laquelle les fabricants peuvent demander plusieurs photographies avant de se prononcer.
Good Smile Company demande par exemple des images de l’emballage sous différents angles, du produit lui-même et de la mention de copyright lorsqu’un client sollicite une vérification d’authenticité.
Une boîte ouverte signifie-t-elle que la figurine est fausse ?
Non.
Une boîte peut avoir été ouverte pour de nombreuses raisons.
Dans le cas d’une figurine d’occasion, c’est évidemment normal.
Même un produit neuf peut parfois avoir été ouvert puis refermé dans le cadre d’un contrôle qualité ou d’une inspection douanière. Good Smile Company indique explicitement que ces situations peuvent se produire.
Un scellé différent de ce que vous attendiez n’est donc pas automatiquement la preuve d’une contrefaçon.
Encore une fois, il faut examiner l’ensemble des éléments disponibles.
Comment vérifier une figurine avant de l’acheter ?
Une bonne méthode consiste à procéder toujours dans le même ordre.
Commencez par rechercher la référence officielle.
Vérifiez que le fabricant a réellement commercialisé cette figurine.
Comparez ensuite la boîte.
Contrôlez les logos, les mentions de copyright et les éventuels dispositifs d’authentification correspondant à cette référence et à sa période de commercialisation.
Comparez la sculpture et les accessoires.
Vérifiez le prix.
Analysez enfin le vendeur.
Plusieurs éléments cohérents permettent progressivement d’établir un niveau de confiance beaucoup plus important qu’un simple sticker.
La règle des plusieurs indices
C’est probablement la règle la plus importante de ce guide.
Ne cherchez pas un signe magique permettant de déterminer instantanément si une figurine est authentique.
Cherchez une accumulation d’éléments cohérents.
Imaginez une figurine présentant :
un prix anormalement faible,
une boîte aux couleurs différentes,
aucune mention de copyright,
un logo manquant,
une peinture approximative,
et un vendeur incapable de fournir des photographies supplémentaires.
Chaque élément pris séparément pourrait éventuellement avoir une explication.
Ensemble, ils constituent un signal d’alerte beaucoup plus sérieux.
À l’inverse, une figurine provenant d’une boutique spécialisée reconnue, avec une référence vérifiable, un packaging cohérent, les bonnes mentions et une qualité correspondant aux photographies officielles présente naturellement beaucoup plus de garanties.
Pourquoi acheter auprès d’une boutique spécialisée ?
Une boutique spécialisée apporte quelque chose de particulièrement important : la traçabilité.
Elle travaille normalement avec des fabricants, grossistes ou distributeurs identifiés.
Pour le collectionneur, cela évite de devoir effectuer une enquête complète avant chaque achat.
Chez BELGAFIG, nous avons justement fait le choix de proposer des figurines officielles issues de fabricants et distributeurs reconnus.
Vous pouvez ainsi découvrir nos différentes figurines de collection directement sur notre boutique.
Découvrir les figurines officielles sur BELGAFIG
Cela devient particulièrement important pour les précommandes.
Lorsqu’une nouvelle figurine très attendue est annoncée, des annonces douteuses peuvent apparaître rapidement sur différentes plateformes.
Passer par un vendeur spécialisé permet de réduire considérablement ce risque.
Que faire si vous possédez déjà une figurine suspecte ?
Ne paniquez pas immédiatement à cause d’un seul détail différent.
Commencez par retrouver la fiche officielle du produit.
Identifiez précisément l’édition.
Comparez la boîte et la figurine avec les informations du fabricant.
Photographiez ensuite tous les éléments importants.
Si le fabricant propose un service de vérification ou une documentation sur les contrefaçons, consultez-la.
Good Smile Company permet notamment aux propriétaires d’un produit suspect de contacter son support avec des photographies détaillées afin d’obtenir une vérification.
Si la figurine provient d’un vendeur professionnel et que vous découvrez qu’elle n’est pas conforme à ce qui était annoncé, contactez également le vendeur.
Conservez votre facture, votre confirmation de commande et les photographies du produit reçu.
Peut-on reconnaître une contrefaçon uniquement avec une photo ?
Parfois.
Mais pas toujours.
Une contrefaçon grossière peut être immédiatement identifiable.
Un visage complètement différent, une boîte incorrecte ou l’absence de plusieurs logos peuvent suffire à éveiller de très sérieux doutes.
Mais les meilleures copies peuvent être beaucoup plus difficiles à distinguer sur quelques photographies.
C’est pourquoi il est dangereux d’affirmer avec certitude qu’une figurine est authentique simplement parce qu’elle « semble vraie ».
L’origine du produit et la fiabilité du vendeur restent extrêmement importantes.
Les contrefaçons peuvent-elles devenir meilleures avec le temps ?
Les techniques de reproduction évoluent.
Les fabricants de copies peuvent observer les produits officiels et tenter de reproduire davantage de détails.
C’est précisément pour cela que les fabricants développent eux-mêmes de nouveaux dispositifs.
Le TAMASHII NATIONS QUALITY Seal, par exemple, utilise une technologie anti-contrefaçon et a évolué au fil du temps.
La lutte contre les contrefaçons évolue donc parallèlement aux techniques utilisées pour les produire.
Pour le collectionneur, la meilleure protection reste de maintenir de bonnes habitudes d’achat.
Les 10 réflexes à avoir avant d’acheter une figurine
Avant de valider une commande, prenez quelques minutes.
Vérifiez que la figurine existe réellement chez le fabricant.
Comparez les photographies avec le produit officiel.
Regardez les logos du fabricant.
Contrôlez les mentions de copyright.
Vérifiez les stickers ou dispositifs d’authentification lorsqu’ils sont pertinents pour cette référence.
Comparez les accessoires.
Méfiez-vous d’un prix anormalement faible.
Analysez la réputation du vendeur.
Demandez de vraies photographies pour les produits d’occasion ou rares.
Et surtout, ne basez jamais votre décision sur un seul détail.
Ces quelques vérifications peuvent éviter beaucoup de mauvaises surprises.
Faut-il éviter complètement le marché de l’occasion ?
Absolument pas.
Le marché secondaire est indispensable pour de nombreux collectionneurs.
Certaines figurines ne sont plus produites depuis plusieurs années.
Sans l’occasion, il serait pratiquement impossible de compléter certaines collections.
Il faut simplement adapter son niveau de vigilance.
Plus une figurine est rare, chère et fréquemment contrefaite, plus les vérifications doivent être importantes.
Demandez des photos.
Posez des questions sur l’origine.
Vérifiez si la boîte et les accessoires sont présents.
Comparez avec la référence officielle.
Pour une pièce très coûteuse, prenez le temps nécessaire.
Une opportunité qui semble trop belle pour être vraie mérite généralement quelques minutes de recherche supplémentaires.
Pourquoi les produits officiels restent importants pour une collection
Pour beaucoup de collectionneurs, l’intérêt d’une figurine ne repose pas uniquement sur son apparence.
Il repose également sur son histoire.
Le fabricant.
La gamme.
L’année de sortie.
L’édition.
Le packaging.
Les accessoires.
La licence.
Tous ces éléments font partie de l’objet de collection.
Une S.H.Figuarts officielle appartient à l’histoire de la gamme S.H.Figuarts.
Une Nendoroid officielle possède sa référence et sa place dans la collection développée par Good Smile Company.
Une figurine Banpresto officielle s’intègre de la même manière aux différentes gammes du fabricant.
L’authenticité participe donc directement à l’intérêt de collectionner.
Conclusion
Reconnaître une vraie figurine d’une contrefaçon ne consiste pas simplement à chercher un hologramme sur une boîte.
Le marché est beaucoup plus complexe.
Les emballages évoluent, les stickers peuvent changer selon les années et les régions, les rééditions peuvent présenter certaines différences et les contrefaçons deviennent parfois suffisamment convaincantes pour reproduire une partie des éléments officiels.
La meilleure méthode consiste donc à croiser plusieurs informations.
Vérifiez le fabricant.
Comparez le packaging.
Observez les logos et les mentions de copyright.
Contrôlez la sculpture, la peinture et les accessoires.
Comparez la référence avec les photographies officielles.
Analysez le prix et surtout la fiabilité du vendeur.
Pour les produits Tamashii Nations récents, familiarisez-vous avec le TAMASHII NATIONS QUALITY Seal. Pour les Nendoroid et autres produits Good Smile Company, utilisez les ressources officielles consacrées aux bootlegs lorsque vous avez un doute.
Et souvenez-vous surtout qu’aucun détail isolé ne permet nécessairement de déterminer l’authenticité d’une figurine.
Une collection se construit souvent pendant plusieurs années. Prendre quelques minutes supplémentaires pour vérifier une pièce avant son achat permet de construire progressivement une collection dont vous connaissez réellement l’origine.
Chez BELGAFIG, nous proposons des figurines officielles provenant de fabricants et distributeurs reconnus afin que les collectionneurs puissent se concentrer sur l’essentiel : choisir les personnages, univers et pièces qu’ils souhaitent réellement ajouter à leur collection.
Découvrir la boutique BELGAFIG
Et pour continuer à approfondir vos connaissances, retrouvez également nos guides consacrés aux S.H.Figuarts, aux figurines Banpresto, aux Pop Up Parade et à la création d’une première collection de figurines anime sur le blog BELGAFIG.
